L’impact d’internet et des nouvelles technologies sur les relations du travail apparaît aujourd’hui indéniable et suscite de ce fait un grand nombre d’interrogations. Si la situation n’est pas uniforme selon les entreprises, le déploiement de l’internet au sein de celles-ci et des administrations incite à réexaminer l’équilibre entre lien de subordination et expression des libertés individuelles et collectives.
Le Forum des droits sur l’internet publie son rapport d’étape qui fait le point sur ses travaux entamés en juillet dernier concernant les relations du travail et internet.
La Securities and Exchange Commission (SEC), gendarme de la bourse américaine, vient de condamner cinq sociétés pour n’avoir pas conservé les courriers électroniques émis et reçus par ses salariés. Chaque entreprise devra verser plus de 1,5 millions d’euros d’amende.
Dans une décision du 11 juin 2003, un tribunal français vient de procéder à la condamnation d’une entreprise et d’un de ses salariés au motif que ce dernier avait réalisé depuis son poste de travail un site personnel diffamant une société d’autoroute. Cette décision alourdit les obligations pesant sur l’employeur.
Les juges du Tribunal de grande instance de Paris viennent de renforcer les principes applicables à l’envoi de tracts par les syndicats en utilisant les messageries électroniques professionnelles.
Le développement de l’informatique dans les entreprises comme au domicile des salariés et dans leurs déplacements a engendré de nouvelles formes d’organisation du travail.
Dans le cadre du débat autour du projet de loi relatif au dialogue social, le Parlement a adopté une disposition tendant à ouvrir la possibilité pour des organisations professionnelles de s’exprimer plus facilement au sein de l’entreprise au travers de la messagerie électronique ou sur un intranet.
La loi relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social a été publiée le 5 mai 2004 au Journal officiel. Elle fixe de nouvelles règles concernant, notamment, l’utilisation des outils informatiques par les syndicats au sein de l’entreprise.
Mandaté fin juillet 2003 par le Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité, pour analyser les différentes formes de télétravail, mesurer leur impact et contribuer ainsi au développement d’un droit conventionnel adapté, le Forum des droits sur l’internet adopte sa recommandation « Le télétravail en France »
Publiée au Journal offciciel le 19 janvier 2005, la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 confère une base légale aux sites internet publiant des offres et des demandes d’emploi
La Cour d’appel de Paris vient d’apporter une précision importante sur les obligations imposées aux entreprises. La juridiction leur a, en effet, reconnu le statut de fournisseur d’accès à l’internet.
Le rapport présenté le 10 novembre 2006 au Premier ministre par Pierre-Morel à l’Huissier, député de la Lozère, rappelle l’enjeu du télétravail dans la modernisation de l’économie française. Fruit d’un travail approfondi, ce travail parlementaire s’inspire notamment de la Recommandation du Forum des droits sur l’internet sur le télétravail.
Par deux arrêts du 18 octobre 2006, la chambre sociale de la Cour de cassation est venue compléter le mouvement jurisprudentiel amorcé avec l’arrêt Nikon. Les hauts magistrats ont estimé qu’il existe une présomption de caractère professionnel pour les documents (physiques et numériques) détenus par le salarié dans le bureau de l’entreprise ou aux ressources informatiques mises à sa disposition.
Le développement d’enchères électroniques inversées en matière de recrutement a suscité l’inquiétude des partenaires sociaux. Mme Kosciusko-Morizet a déposé le 23 janvier à l’Assemblée nationale une proposition le loi visant à interdire de tels systèmes pour la conclusion de contrats de travail.
D’un point de vue juridique, aucune disposition du code du travail ne donne un droit d’accès au réseau internet pour le salarié depuis son poste de travail.
Il est normal que l’employeur cherche à garantir l’intégrité du système informatique de son entreprise et à veiller à ce qu’il ne soit pas fait une utilisation illicite ou fautive d’internet sur le lieu de travail.
L’administrateur réseau d’une entreprise ou tout salarié amené à assurer la gestion du système informatique d’une entreprise doit opérer avec le développement des technologies de l’information et de la communication un certain nombre de tâches parfois délicates.
L’article L. 412-8 du Code du travail, modifié par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social, prévoit qu’un accord d’entreprise peut autoriser la mise à disposition des publications et tracts de nature syndicale sur un site syndical mis en place sur l’intranet de l’entreprise.
L’affichage de l’information syndicale est prévu à l’article L. 412-8 du code du travail qui parle d’affichage « sur des panneaux réservés à cet usage » sans mentionner de support particulier.
L’article L. 412-8 prévoit que les tracts sont librement diffusés aux salariés au sein de l’entreprise aux heures d’entrée et de sortie du travail et que le contenu de ceux-ci est librement déterminé par l’organisation syndicale.
Depuis plusieurs années, sous l’effet de la diffusion des technologies de l’information et de la communication au sein du monde du travail, il a pu être constaté une étroite interpénétration de la vie personnelle et de la vie professionnelle.
Depuis plusieurs années, les employeurs adoptent au sein de leur entreprise, un certain nombre de dispositions qui visent à informer les salariés sur les modalités d’usage d’internet. Le terme le plus communément employé pour qualifier ces textes est celui de « charte ».
Vous êtes agent public et vous désirez savoir s’il existe un risque à utiliser votre adresse de courrier électronique à des fins étrangères au service.
L’article L. 135-7 du Code du travail, modifié par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social, prévoit que les conditions d’information des salariés et des représentants du personnel sur le droit conventionnel (convention collective, accord collectif, etc.) applicable dans l’entreprise doivent être définies dans une convention de branche ou un accord professionnel.