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TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008


Publié le 4 mars 2008

Mesdames G. D., C. M., H. D., H. B., Messieurs D. D., J. G. et autres, Syndicat National des Enseignements du Second Degré - Fédération Syndicale Unitaire (SNES-FSU), Fédération Syndicale Unitaire (FSU) c/ S.A.R.L. Note2be.com, Monsieur S. C.

Site internet – Service de communication au public en ligne – Système de notation – Enseignants – Élèves – Établissements scolaires – Fichier automatisé – Données personnelles – Nom – Prénom – Droits de la personnalité – Atteinte à la vie privée (non) – Liberté d’expression – Activité professionnelle – Forum de discussion – Suspension des données à caractère personnel (oui)

N° RG : 08/51650

Extraits de la décision

« Que les demandeurs soutiennent en premier lieu qu’il a été porté atteinte au droit au respect de l’intimité de leur vie privée, du fait de la mention nominative de la personne, suivie de l’indication de son lieu d’exercice professionnel et de sa discipline, et d’une appréciation, à connotation favorable ou défavorable ; qu’au terme des débats, il apparaît que le type d’évaluation proposée serait de leur point de vue de nature à stigmatiser les enseignants évalués, sans leur offrir la possibilité d’apporter la contradiction, ce qui ne serait pas sans conséquence sur leur vie privée ;

Mais attendu qu’il convient de restituer aux faits leur exacte qualification, en application des dispositions de l’article 12 du code de procédure civile ; que le droit pour les personnes physiques concernées par le traitement à la protection de leurs nom et prénom, signes distinctifs de la personnalité dont ils sont avec leur famille propriétaires, ne peut être confondu avec le droit au respect de l’intimité de leur vie privée, la possibilité de rattacher l’identité d’une personne au lieu d’exercice de son activité professionnelle comme à l’évaluation de celle-ci ne pouvant, avec toute l’évidence devant s’imposer au juge des référés, s’assimiler à une atteinte à la vie privée ;

Que pour autant les défendeurs ne contestent pas le droit des organisations syndicales à agir pour la défense des intérêts professionnels et moraux de leurs membres, en présence du trouble allégué sur le fondement de l’utilisation de données nominatives pour la constitution d’un fichier automatisé ayant pour finalité la notation des enseignants ;

Attendu qu’il est soutenu en effet en deuxième lieu que le mode de fonctionnement du site litigieux serait contraire aux dispositions de laloi du n° 78-17 du 6 janvier 1978 ;

Qu’il est constant que le traitement automatisé de données personnelles a fait l’objet d’une déclaration le 29 janvier 2008 auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés ;

Que cette juridiction ne disposant, en l’absence de constat, que d’éléments très partiels à ce sujet, note que la Commission est saisie sous le visa notamment des articles 11, 2°, f) et 44 de la loi pour vérification du respect par la société NOTE2BE.COM des obligations souscrites en déclarant le traitement automatisé ; que pour autant, le fait que cette autorité indépendante n’a pas encore pris sa décision ne dispense pas le juge des référés d’envisager, sans préjudice de toute décision que celle-ci pourrait prendre dans le cadre de ses attributions, l’existence éventuelle d’un trouble à caractère manifestement illicite généré par le service de communication au public en ligne ;

Attendu qu’il s’agit en réalité d’examiner si le traitement en question respecte les dispositions expressément visées par les demandeurs des articles 6 et 7 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, à la lumière des dispositions de l’article 1° de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986, édictant le principe suivant lequel la communication au public par voie électronique est libre ;

Qu’aux termes des dispositions de l’article 6, les données doivent être notamment collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes ; que dans le cas présent, la finalité du traitement explicitement déclarée est la notation, en particulier des enseignants ;

Que par ailleurs, il convient d’examiner si les données en question sont adéquates, pertinentes et non excessives au regard de cette finalité, la notation, alors que se trouve en question au titre du trouble manifestement illicite le droit des enseignants à la protection des nom et prénom qui leur appartiennent, droits de la personnalité ;

Attendu qu’il convient préalablement de rappeler qu’aux termes de l’article 7 de la loi, le traitement de données à caractère personnel, à défaut d’avoir reçu le consentement de la personne concernée, doit satisfaire à des conditions précisément et strictement définies ;

Attendu que les demandeurs font observer que la notation proposée ne rentre pas dans le cadre de l’évaluation des fonctionnaires, dont la responsabilité appartient aux autorités investies à cette fin dans le cadre des dispositions statutaires et sous les garanties légales ;

Qu’il est constant que le traitement automatisé concerne les enseignants appartenant aussi bien aux établissements publics et aux établissements privés sous contrat, qu’aux établissements privés ;

Que la société NOTE2BE.COM ne prétend pas, en proposant cette notation, être investi de la mission de service public d’enseignement au sens des dispositions de l’article 7, 3e, ou y participer de quelque manière que ce soit, en liaison avec les établissements auxquels ces enseignants appartiennent ;

Que bien qu’elie précise que le site est gratuit et explique ne poursuivre aucun but lucratif, force est de constater qu’il comporte des annonces publicitaires, que la société qui l’exploite, immatriculée le 9 octobre 2007, est commerciale, et que son objet porte sur la gestion de site internet ;

Qu’il n’est pas sans intérêt d’observer que l’inscription sur le site est explicitement proposée, outre aux professeurs, aux élèves, mais aussi aux parents d’élèves ; que suivant les propres explications de la défenderesse, le site est “dédié aux enfants et adolescents”, que pour autant, l’inscription d’un élève, personne mineure par définition, n’est soumis à aucun dispositif laissant présumer un accord parental préalable, ou assurant à tout le moins une information auprès des parents ;

Qu’il convient à cet égard de souligner que le projet d’entreprise ayant conduit à la création de ce site n’a pu qu’envisager la constitution d’une base de données extrêmement importante, compte tenu du nombre d’enseignants exerçant, notamment sur le territoire français, leur aciivité ; que les seules ressources, en particulier humaines, nécessaires pour la gestion des demandes d’accès aux données nominatives, d’opposition, de modification ou de suppression de celles-ci de la base doit faire considérer d’évidence le site en question comme à vocation marchande ;

Qu’à la lumière de cette réalité incontestable il convient d’examiner si ce traitement de données à caractère personnel poursuit la réalisation d’un intérêt légitime, suivant les termes mêmes de l’article 7, 5° de la loi, “sous réserve de ne pas méconnaître” l’intérêt ou les droits fondamentaux des personnes concernées, ou, suivant ceux de la directive 95/46/CE du Parlement Européen et du Conseil du 24 octobre 1995, “que ne prévalent pas l’intérêt ou les droits et libertés de la personne concernée” ;

Attendu que pour l’apprécier et détenniner les mesures provisoires appropriées le cas échéant nécessaires, il s’agit par conséquent, comme le relève à juste raison la société NOTE2BE.COM, de préserver un nécessaire équilibre entre les droits et intérêts de part et d’autre, au regard spécialement des droits et libertés fondamentaux reconnus par l’ordre juridique communautaire, comme le principe de proportionnalité, d’ailleurs rappelé par les dispositions de l’article 6, 3° de la loi ;

Que la mesure tendant à suspendre l’utilisation du fichier ne peut de ce fait s’envisager qu’en l’absence de toute autre disposition appropriée ;

Qu’il est en premier lieu de principe, suivant l’article 1° de la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986, que la communication au public par voie électronique est libre ;

Que la société NOTE2BE.COM met en avant par ailleurs la liberté pour les élèves de s’exprimer, devant à son sens prévaloir en présence d’atteintes aux droits de la personnalité ;

Que la société NOTE2BE.COM vise notamment les dispositions de l’article L. 511-2 du code de l’éducation, qui prévoient que dans les collèges et lycées les élèves disposent dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité, de la liberté d’information et de la liberté d’expression ;

Qu’ainsi les élèves ont faculté de s’exprimer au sein des établissements qui les accueillent, en particulier par leurs représentants et par les représentants de leurs parents ;

Attendu que la société défenderesse met également en exergue la participation au niveau du 3e cycle des étudiants aux procédures d’évaluation des formations et des enseignements ;

Que l’évaluation des établissements eux-mêmes que le site propose n’est pas en cause ; qu’il s’agit de promouvoir sur le site litigieux l’évaluation individuelle des enseignants ; que l’objectif plus précisément affiché dans ses écritures par la défenderesse, soit permettre l’évaluation par les élèves du sens pédagogique de leur professeur, ne caractérise pas, dans son principe, le dommage invoqué ;

Attendu, toutefois, que la société défenderesse ne peut méconnaître qu’en vertu du texte cité plus haut, l’exercice par les élèves des libertés d’information et d’expression a pour limites qu’il ne porte pas atteinte aux activités d’enseignement ; qu’il est constant que l’évaluation des enseignants s’effectue par la seule attribution d’une note chiffrée, sur les qualificatifs “intéressant”, “clair”, “disponible”, “équitable”, “respecté”, “motivé” - rubriques présentées sur les documents joints ( n° 7 à 33, 36 à 44 des demandeurs ) sous les initiales “P’, “C”, “D”, “E”, “R”, “M” ; que la défenderesse explique privilégier ainsi ce que ressentent les élèves de la démarche pédagogique de l’enseignant ; que cette approche partielle ne peut que légitimement provoquer le trouble, en ce qu’elle peut conduire à une appréciation biaisée, aussi bien dans un sens excessivement favorable que défavorable ;

Qu’elle prétend avoir encadré l’exercice de la liberté des élèves, en interdisant de commenter les appréciations ; que pour autant, la mise à disposition d’un forum de discussion, sans modération préalable à la publication, n’est pas sans présenter en cas de développement exponentiel de la fréquentation de ce site des risques sérieux de dérive polémique ;

Qu’il est en réalité évident dans ces circonstances que si l’intérêt de l’expression des élèves au sein de la communauté éducative pour l’amélioration des conditions dans lesquelles l’enseignement est dispensé n’est pas discutable, les personnes physiques concernées sont en droit de s’opposer à l’association de leurs données à caractère personnel à un dispositif présentant, faute de précautions suffisantes, un risque de déséquilibre au détriment de la nécessaire prise en compte du point de vue des enseignants ;

Qu’il est douteux à cet égard que les conditions générales d’utilisation du site comme les procédures mises en place pour faire valoir les droits de ceux-ci puissent leur permettre de le conjurer de façon effective ; que la montée en puissance de la fréquentation du site est en effet de nature à mettre en doute l’adéquation des données au projet ; qu’exiger de chacune des personnes potentiellement concernée la charge de procéder en fonction des circonstances de l’exercice de son métier à la surveillance périodique du site représenterait une obligation disproportionnée, relativement à l’intérêt du service actuellement présenté par l’exploitant du site ;

Qu’au surplus, ils sont également en droit de ne pas voir associés leurs noms à des messages publicitaires insérés sur les pages du site, et dont le développement est prévisible, le principe de la liberté de communication au public en ligne ayant en particulier pour limites la liberté et la propriété d’autrui, en l’espèce du nom ;

Que la liberté d’expression des élèves, dans la mesure où elle se trouve déjà assurée au sein des établissements, peut de ce fait subir sur le site litigieux une limitation raisonnable en présence des droits et intérêts légitimes des enseignants ;

Attendu ceci considéré qu’il appartient au juge des référés de prendre la mesure provisoire strictement nécessaire et la plus appropriée à cette fin ; que l’évaluation des établissements n’étant pas en cause, la mesure préservera cette fonctionnalité, qui n’est pas invoquée comme étant à l’origine du dommage et susceptible d’y mettre fin ; que pour y parvenir, et prévenir un dommage imminent, seule la suspension de la mise en oeuvre du traitement automatisé de données personnelles des enseignants représente la mesure appropriée ; qu’il convient de l’ordonner dans les conditions précisées au dispositif de cette décision, en faisant procéder au retrait des pages du site des données en question qui s’y trouvent affichées ; que la société NOTE2BE.COM devra également prendre toutes dispositions, afin que n’apparaissent pas nominativement des enseignants, soit en modérant a priori le forum, soit par la mise en place de tout dispositif efficace à cette fin ; »

Décision postérieure

Cour d’appel de Paris, 25 juin 2008


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Réactions à cet article

47 Messages

  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    8 mars 2008 19:15
    excellente décision
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      10 mars 2008 21:25
      Pourquoi craindre des notations quand on fait correctement son travail ?
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        15 mars 2008 17:44

        Voici quatre craintes absurdes :

        1) Pourquoi craindre des diffamations quand on fait correctement son travail ?

        2) Pourquoi craindre des compliments quand on ne fait pas correctement son travail ?

        3) Pourquoi craindre qu’un mauvais élève diffame un professeur qui lui attribue les notes qu’il mérite ?

        4) Pourquoi craindre de se faire poignarder par un élève après avoir fait correctement son travail, notamment en l’empêchant de brutaliser un autre élève ?

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        15 mars 2008 20:13

        On craint la diffamation et l’insulte. Ainsi, sur le site Note2be du Lycee — modéré—, près de Strasbourg, des anonymes ont insulté un professeur en faisant précéder son nom de la mention injurieuse « ACCENT DE MERDE ».

        Note2be a été condamné a faire de la modération, c’est a dire contrôler ce que les anonymes écrivent avant de le publier sur leur site. Note2be a refusé, arguant que c’était impossible, vu le nombre de contributions (voir le site.)

        Il trouvent donc normal qu’anonymement, on puisse faire précéder le nom d’un professeur de « ACCENT DE MERDE », comme a — modéré—.

        Un grand nombre d’élèves inventent des faux noms de profs sans contrôle (modération) de la part du site. On a relevé nombre de ROCCO SIFFREDI, CULE-TAFAM JEAN, …

        Je ne comprends même pas qu’il puisse y avoir débat. Ce site est un site d’insultes anonyme.

        • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

          26 mars 2008 19:30, par un simple idiot

          bonjour je lisais ce passage et je tenais juste à dire en tant que lycéen que certes c’est un moyen anonyme d’insulter un enseignant, cependant je tenais juste à rappeler l’état des toilettes des divers lycée de France recouverts de messages de haines ; ce n’est qu’un détail dans la vie d’un lycéen mais les choses ne sont-elles si différentes ? Personnelement je penses que la seule erreur du webmaster de ce site fut de ne pas assez effectivement surveiller les propose de ces élèves. Comme partout on laisse des droits et par conséquences il y a des abus, si tout le monde était parfait il n’y aurait pas besoin de police et même mieux pas d’enseignant car les élèves seraient assez sages pour se surveiller tout seuls… Tout ce que je veux dire c’est qu’au moins on aurait économisé des pots de peintures… Personnellement je suis déçu qu’un moyen d’expression libre nous soit retiré, il y a une entrave à notre expression cela est bien clair. Sans aucune menaces (parce qu’a parement nous sommes des êtres qui passent leurs temps à préparer des mauvais coups selon vous)nous aurions peut être pu lancer des mots dans le vide et éviter toutes entraves, seulement je le reconnais des gens peut être un peu simple d’esprits ont abusé de cette liberté. bref ce site aurait pu garder une ambiance bonne enfant seulement, ce ne fut pas le cas, peut être doit-on leur laisser une seconde chance ? les jeunesse n’est pas si laide la preuve elle vous ressemble.

          Je signe anonyme car contrairement à vous les enseignants, car si nous donnons une mauvaise note nous risquons quelque chose. disons que je suis un de ces jeunes adolescents qui n’aiment que la vérité…

          • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

            31 mars 2008 23:50

            Vous dites que « vous risquez quelque chose » si vous donnez une mauvaise note. Mais que risquez-vous donc ? Dites-le … soyez explicite, n’hésitez pas ! Ne laissez pas planer un doute un peu malsain qui oblige le lecteur à se demander, comme dans un bon roman à suspense, « mais quel risque affreux prend-il » ? Les professeurs, ces sinistres biliaires, vont-ils lâchement attendre le bon moment pour se venger ? Vont-ils, comme des serpents, attendre patiemment leur heure puis, au bon moment, mordre brutalement leur victime à peine endormie, injecter lentement un tétanisant venin, et ne lâcher prise que lorsque leur mâchoire puissante ne serrera plus qu’un corps sans vie ? Que craignez-vous au juste ?

            Franchement, dites tout haut ce que vous pensez. Prenez des risques, oui, s’il le faut, si vous pensez que ça en vaut la peine. Mais de grâce ne rejoignez pas la longue liste des calomnieurs anonymes, des dénonciateurs lâches, des sicaires sans visage que notre beau pays a vu bien trop fleurir il y a à peine soixante ans…

          • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

            1er avril 2008 10:03, par Professeur.

            On pourra rappeler quelques faits non négligeables :

            1- l’enseignant n’est pas là QUE pour « surveiller » les élèves. C’est même la moindre de ses activités, même si elle est réelle.

            2- Les toilettes d’un établissement, haut lieu de culture, ne sont partagées que par les élèves - et éventuellement le personnel - de l’établissement. Pas par la totalité des internautes.

            3- Comme il a déjà été précisé, un enseignant note nominativement ses élèves, avec toute la responsabilité que cela suppose, et, accessoirement, les risques encourus, car il y a parmi les élèves autant de fous que dans le reste de la population.

            4- Accepter ce site, c’est accepter que tout et n’importe quoi soit dit sur n’importe qui, sans aucun droit de réponse. Or le droit de réponse est fondamental dans une démocratie digne de ce nom.

            Que les élèves notent leurs profs, pas de problème. Il suffit de créer un cadre sûr pour eux et pour les profs. Cela peut par exemple être par le biais d’une consultation nominative faite par la direction, et dont les résultats sont anonymés, mais rendus publics. C’est tout à fait faisable. Et au moins, les élèves réfléchiraient à deux fois avant de mettre, sous le coup de la colère suite à une mauvaise note, une injure qu’ils n’imaginaient pas quelques jours plus tôt.

            Cette décision est sage
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        16 mars 2008 11:16
        Parce que quand on est enseignant on note un travail, en fonction d’objectifs clairement définis et pas la personne en elle-même.
        • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

          7 avril 2008 10:26
          et dire qu’un professeur note uniquement le travail je veux bien le croire pour la plupart mais quand je vois ma prof d’anglais qui a du mal à trouver certains mots que je suis obligé de lui dire pour faire avancer le cours, que je rend une copie avec 1 faute d’orthographe et ayant respecté la consigne je me vois attribuer un 9,5/20 je trouve cela honteux ! Je sais qu’elle ne m’apprecie pas trop et qu’elle mérite de ne plus enseigner à des classes comme celle ou je suis CAD les BTS et qu’il serait temps qu’elle enseigne à des classes qui lui correspondent les sixiemes !!!!!!!
          • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

            9 avril 2008 10:27

            Si vous vous estimez injustement traité, il faut vous défendre. Vous êtes en BTS, donc probablement majeur, et vous n’avez pas besoin de passer par vos parents pour votre démarche.

            Ecrivez à l’inspecteur pédagogique régional d’anglais (au rectorat de votre académie) en joignant une copie de votre travail incorrectement noté, et envoyez une copie de votre courrier à une association de parents d’élèves. Pour préparer votre courrier, faites appel si possible à un autre professeur d’anglais pour bien décortiquer le problème. Votre courrier doit être court, correctement rédigé, et envoyé en recommandé. N’affirmez que ce que vous pouvez prouver, et ne parlez de rien d’autre.

            Si vous n’avez pas de réponse au bout de 3 semaines, informez-en votre association, et éventuellement, refaites un nouveau courrier. L’administration est dans l’obligation de répondre.

            Vous avez le droit d’être correctement noté, utilisez-le. Et contrairement à ce que beaucoup pourront vous dire, ça marche. Ne craignez aucune « représaille », si c’est vous qui avez raison, cela sera reconnu.

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        17 mars 2008 08:36
        en quoi faire correctement son travail empêche-t-il les autres de se défouler sur un site manifestement prévu à cet effet ?
  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    10 mars 2008 11:43, par zozo
    Enfin, on revient à la raison !
  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    10 mars 2008 12:15, par Manu
    Quoi de plus normal ? C’est tellement facile de « descendre » quelqu’un en le diffamant. L’évaluation existe déjà par la voie hiérarchique. On devrait faire cela avec les élus, par contre, puisqu’ils sont représentants de la nation.
  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    10 mars 2008 18:15

    Triste, car même si il y a d’excellents instituteurs, profs, il y a aussi des personnes (une minorité) qui ne méritent pas de faire ce métier qui n’est pour eux que l’unique manière de gagner un peu d’argent et pour lesquels la pédagogie est le dernier de leur souci…

    ce type de site ne génait que ce style d’individu…

    encore une fois, en france nous donnons le pouvoir à la légèreté…

    ce site avait aussi vocation à remercier les bons professeurs, tant pis pour eux..

    le tribunal a donc interdit que les bons puissent être remercier et les mauvais montrés du doigt.. et pourtant la prise de conscience ne passe que par là !…

    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      13 mars 2008 16:12, par Eoleo
      Je pense que si de tels sites existaient pour d’autres professions (artisans, professions libérales, etc), il y a aurait beaucoup de gens qui monteraient au créneau. Qu’est-ce que c’est que cette idée de vouloir à tout prix monter les gens les uns contre les autres ? C’est malsain au possible. Pour revenir au métier de professeur, je rappelle que les classements parmi les élèves d’une même classe a pratiquement disparu au moins jusqu’au lycée, car ce genre de classement ne servait qu’à flatter l’estime personnelle des bons éléments et ridiculiser les plus faibles. Un professeur dans la banlieue parisienne, qui doit gérer, il faut bien le dire, une véritable jungle, face à des élèves qui n’en ont rien à faire, évidemment que son cours ne ressemble à rien, qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse de plus ? Notez un maçon sur un chantier qu’on laisse bosser avec ses outils et des conditions normales et prenez ce même maçon sur un chantier où il fait -10°C et on vient constamment marcher sur son béton frais, lequel est le plus mauvais d’après vous ? L’arrêt de ce site n’est pas un signe de répression, c’est un retour à la normale Dieu merci, il faut arrêter de haranguer des grandes idées de liberté d’expression etc, parce qu’à ce petit jeu où vous semblez très forts, que pensez-vous de l’image étalée au grand public d’un professeur noté sur ce site ?
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      15 mars 2008 17:54

      De deux choses l’une, soit vous connaissez personnellement un individu qui ne mérite pas d’être dans l’éducation nationale, et votre devoir de citoyen est d’utiliser tous les moyens légaux à votre disposition pour que sa hiérarchie prononce une mise à pied, soit vous n’en connaissez pas personnellement et votre propos n’est pas fondé, sauf sur des rumeurs.

      La mise à pied d’un professeur ou d’un instituteur est tout à fait atteignable si des plaintes répétées et fondées sont portées à la connaissance de sa hiérarchie. Cela demande des efforts et de la patience, mais pas plus que dans n’importe quelle autre procédure juridique.

  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    12 mars 2008 00:10
    DECISION TOUT A FAIT NORMALE 1) toute personne a droit au respect de sa vie privée 2) il n’y a aucun droit de réponse 3) les enseignants sont déjà évalués par des personnes qui peuvent être très dures 4) les parents seraient-ils d’accord pour qu’on évalue leurs enfants sans aucun barème, d’une manière subjective et sans être la personne chargée de le faire ? Ils seraient les premiers à ruer dans les brancards… Il serait plus intéressant de demander aux élèves de quoi ils peuvent souffrir à l’école, ce qu’ils aiment, ce qu’ils voudraient voir améliorer, …
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      12 mars 2008 21:36
      Mais il y avait un barème de notation sur ce site !
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        17 mars 2008 08:42
        parlons-en du barème, accepterait-on des critères aussi flous et subjectifs pour noter les élèves ? j’espère que non.
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      12 mars 2008 22:15

      C’est une décision pour le moins « pourrie » (passez moi les termes …). Les professeurs ont le droit de noter les élèves … Pourquoi pas l’inverse ? En effet, il est facile pour nous, sur ce site, de descendre la moyenne d’un professeur en lui mettant un 0, juste parcequ’on le déteste … Et vous croyez que les profs n’ont pas l’autorité nécessaire pour faire la même chose ?

      C’est vraiment dommage, car comme tous les citoyens, nous devons bien avoir un droit à la liberté d’expression non ? Elle est où la jolie démocratie française ?

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        14 mars 2008 13:36, par toki

        Bonjour,

        Je suis d’accord que les professeurs doivent être noté, mais pas par les élèves car ils risquent de manquer d’objectivité (ex : j’ai eu 0 en math donc la prof est mauvaise).

        Par contre, il faudrait revoir le système de notation, ajouter plus de controle et aussi penser obliger les prof à changer d’établissements au bout d’un certain nombre d’année.

        Le système éducatif français est à remettre en cause en profondeur.

        Donc, je suis d’accord avec cette decision de tribunal sur le site note2be.

        Cordialement

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        14 mars 2008 14:39

        les professeurs ne note pas les eleves mis le travaille qu’il produisent. et cela apres avoir passé un concour et obtenue une formation. les eleves sont ils plus pas aptes à évaluer la pédagogie d’un enseignant que les inspecteurs d’académie ?. je ne le crois pas.

        cette decision est normale.

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        14 mars 2008 21:12, par M. ANDRE

        Ecouter les chroniques de France Inter vous ferait le plus grand bien…

        A ma connaissance, un enseignant ne note pas un élève, ou sa personnalité, mais évalue une production de ce dernier, et n’a pas le droit d’étaler sa copie et son nom sur un site internet visible de tous.

        La démagogie affichée sur le site suite à la décision du TGI reste affligeante et l’illustration même de la mauvaise foi. D’ailleurs cette décision y fait allusion. Quelle marché ces millions de tits bonhommes encore sur les bances de l’école…

        Enfin, on nous parle d’étudiants qui évaluent leurs enseignants (et là aussi il y aurait manière à discuter), mais ces étudiants votent déjà, non ? Pourquoi alors ne pas donner le droit de vote à tout citoyen en âge de lire et d’écrire ? Et pourquoi attendre si longtemps ! Et hop, une sucette à la bouche et les chaises hautes dans l’isoloir… Encore une preuve de cette démagogie !

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        15 mars 2008 18:19

        1) Vous confondez droit et devoir. Les professeurs n’ont pas le « droit » de noter les élèves, mais ils en ont le devoir. Toute famille qui ne recevrait pas les notes d’un de ses enfants peut demander des comptes à l’établissement.

        2) Un professeur qui exposerait publiquement les notes et appréciations qu’il donne à un élève, par exemple sur internet, se rendrait coupable d’un délit. Il ferait face à de lourdes sanctions pénales et administratives pour atteinte à la vie privée.

        3) Dans les pays où la notation des professeurs par les élèves existe, les professeurs travaillent sous contrat (USA, Grande-Bretagne), ils peuvent à tout moment changer d’emploi s’ils estiment ne pas convenir au poste. Le résultat ? Les professeurs les plus fins et les plus subtils se retrouvent dans les écoles des beaux quartiers.

        4) Beaucoup de problèmes se règlent par la discussion. Si celle-ci ne donne rien, la loi donne nombre de droits aux usagers du service public pour obtenir un service de qualité. Ne pas mettre en oeuvre ces droits, c’est renoncer à la qualité.

        5) Tout pays à l’école qu’il mérite.

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        15 mars 2008 22:08
        Un professeur ne met pas « zéro » à un élève parce qu’il le déteste !
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        15 mars 2008 22:54
        « La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (DDHC, article 4)
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        16 mars 2008 23:23
        t’as quel âge mon petit qui réclame son droit d’expression ha si le bon Charlemagne te verrait, le pauvre grand Charlemagne n’en croirait pas ses yeux !!
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        17 mars 2008 08:45
        les policiers ont le droit de mettre des suspects en prison, pourquoi pas l’inverse ? ah c’est vraiment injuste la démocratie, vous avez raison.
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        6 avril 2008 16:07

        Vous écrivez : « C’est vraiment dommage, car comme tous les citoyens, nous devons bien avoir un droit à la liberté d’expression non ? Elle est où la jolie démocratie française ? »

        Sauf que par définition, un élève est mineur. Donc, il ne peut s’inscrire aux listes électorales. Or, pour être citoyen, il faut être inscrit dans les listes électorales.

        Par conséquent, un élève n’est pas citoyen…

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        28 avril 2008 18:12, par Marre des incivilités
        c’est le monde à l’envers, on semble tous oublier que les profs sont là pour former, donner une éducation qui est de moins en moins assurée par les parents donc la notation intervient comme une jauge de l’assimilation de la connaissance. si les élèves avaient les compétences pour évaluer leurs profs, ça se saurait, il ya des structures, des professionnels dont c’est le métier. le site est fermé, c une bonne chose de faite
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        24 juin 2008 19:30

        « elle est où la liberté d’expression ? » : elle est toujours là, la preuve, vous vous exprimez…

        Et comme toute liberté, il ne faut pas en abuser, sous peine de ne plus en avoir….

  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    13 mars 2008 22:45, par gazou
    je suis tout à fait d’accord avec les partisans du site. Si on a plus le droit de s’exprimer en France mais où va la démocratie !!! J’ai l’impression qu’on régresse plus que l’on évolue en ce moment !On voit réapparaître une forme de censure du 21ème siècle ! C’est du grand n’importe quoi ! Les professeurs qui sont notés sur le site n’ont que la note qu’ils méritent. C’est sur qu’il y a toujours des fayots ou des malhonnêtes mais faut penser au personnes qui jugent avec sincérité quand même !
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      17 mars 2008 19:24, par tonyman
      Cela montre quand même la dure vie de l’élève qui lui est noté tous les jours et avec des appréciations puisque même un adulte n’est pas capable de se plier à ses règles.
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      17 mars 2008 23:53, par Antjac
      La démocratie a ses limites, le fait de nommer explicitement les professeurs peuvent leurs porter préjudices au sein de leurs familles et d’autres élèves/étudiants qui partiront sur des à priori. Je trouve la décision du tribunal tout à fait justifiée. Bien que je suis étudiant.
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      18 mars 2008 09:45, par Benoit CALVEL

      La liberté d’expression ne signifie pas dire n’importe quoi non plus !! il y a des délits, comme la diffamation, l’injure etc…

      Il est de plus normal que l’on ne cite pas les noms, prénoms, voire adresses de personnes qui n’ont pas donné leur accord.

      Cela vous plairait que l’on parle de vous nommément, sans votre accord ?

      Les personnes qui notaient les profs, donnaient-elles leur identité ? Je pense que non. Ou alors le site, puisqu’il est si attaché au web 2.0, puisqu’on doit citer les profs, devraient obliger les « Ã©lèves » (je mets entre guillemets), puisque n’importe qui peut s’y inscire, je ne vous parle donc pas des dérives) à mettre leur identité.

      Il y aurait beaucoup moins de personnes, je pense.. (vive l’anonymat !!)

      Certains parlent de liberté d’expression et de censure, je vous signale que vous pouvez vous exprimer, et que le forum est modéré !!!

      Est-ce que vos propos ont été censurés ? Merci de me répondre…

      enfin si je ne m’abuse, personne ici n’a marqué son nom…

  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    18 mars 2008 22:07, par Jerem

    Il est vrai qu’il est dommage d’en arriver la.

    Je suis d’accord sur le fait de noter ses professeurs. Mais cela devrait se faire sur un cadre plus restreint. ( Genre lycée ou université) On pourrait donc juger du niveau auquel le professeur arrive a captiver ses élèves.

    Certes il y aura toujours des petits malins pour voter n’importe quoi, mais après tout, il existe aussi d’énormes différences de notation entre 2 profs de même matière.

    Pourquoi cette notation serait elle intéressante ? Car soit disant la notation hiérarchique ne s’effectue que tout les 5 ans au mieux. Certains de mes profs n’ont jamais été visité alors qu’ils exercent depuis 20 ans … Tres bon système de notation…

    Si seulement ce système fonctionnait, il serait intéressant pour les parents et les élèves de savoir quelle école ils fréquentent. après tout, nous voulons tous le meilleur pour nous même et nos progénitures.

    Je pense que même si le site venait a fermé totalement, il faudrait quand même qu’un système plus légal vienne le remplacer, histoire que les professeurs s’appliquent vraiment tout le temps dans leur travail.

    Et si chacun y met de la bonne volonté, on arriverait a de meilleur resultat ( dans un monde idéal ?)

  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    27 mars 2008 17:23, par une élève dégouté
    c’est vraiment nul de ne plus mettre les noms et puis,les professeurs peuvent s’en servir pour s’améliorer
  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    31 mars 2008 12:21, par aks

    Il est étonnant de constater, cette « peur de la critique » des professeurs. Pourquoi ? Parce qu’il n’ont pas l’habitude d’être jugé pour leur travail et qu’il est hors de question qu’il en soit ainsi. Pensez donc quelle revolution ça amenerait dans l’éducation nationale…

    Le corps professoral ne supporte pas la critique et surtout ne veut pas qu’un oeil neuf (comprenez autre que l’inspection qui leur file un préavis de 2 semaine pour préparer leur cours en fonction) puisse juger quotidiennement leur travail.

    Bien sur il y aura des débordements, des gens mécontents qui jugeront leur professeur par dépit de leur résultats. Car les élèves sont des êtres humains COMME les professeurs. Donner l’illusion que le professeur n’use que son objectivité pour noter un élève est une abération. Le facteur humain est trop important pour qu’il puisse être mis de coté.

    Les resultats sont cependant à prendre dans un certain cadre : il faut que l’echantillon représentatif qui note le professeur soit assez nombreux sinon le chiffre ne veut rien dire.

    Cette decision n’est qu’un frein à l’évolution des choses et en France on est systématiquement et aveuglément opposé à ce qui fait bouger les choses

    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      2 avril 2008 12:34, par Garthh

      Cette decision n’est qu’un frein à l’évolution des choses et en France on est systématiquement et aveuglément opposé à ce qui fait bouger les choses

      Cette décision est un frein à la diffamation gratuite et au dérogations aux règles établies par la CNIL. Ces choses ne font rien avancer ni bouger.

      Au passage, je suis prof, et je me fais évaluer par mes élèves, je fais aussi évaluer mes cours par mes élèves… je n’ai pas besoin qu’un tiers crée un site pour avoir un retour sur mes enseignements. De plus, je n’ai surtout pas besoin que ce tiers crée un site accompagné de publicité n’ayant rien à voir avec l’éducation (les bandeaux de pub affiche tout et n’importe quoi).

      Par expérience, j’ai remarqué aussi que la validité d’une évaluation va beaucoup avec la maturité des élèves… les élèves les plus jeunes (collège) qualifient vite un cours de « nul » et « chiant », alors que des élèves plus matures (lycée, supérieur) peuvent apporter beaucoup de critiques utiles. Donc quel crédit apporter à l’évaluation qu’un élèves de 3ème, rappelé à l’ordre 10 fois dans un cours parce qu’il considère le cours comme facultatif, sur un professeur ? Et pourquoi cette évaluation vaudrait autant que celle d’un étudiant de 3ème cycle comprenant les tenants et les aboutissements du cours auquel il participe.

      Donc, non, ce n’est pas à un site publicitaire de faire « bouger » les choses, beaucoup d’enseignant « prennent la température » dans la classe lorsqu’ils font quelque chose d’un peu différent. Note2Be est peut-être une bonne idée, pas originale car ce n’est pas nouveau, mais très mal traité et réalisée à la va vite. Ce n’est pas l’idée qui est mauvaise, c’est la façon dont c’est fait. Et le jugement est tout à fait normal.

      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        6 avril 2008 19:18, par Jordan LEFEBURE

        Mais mes amis, arrêter de crier sur les toits que ce site a été mis en place pour se venger sur son professeur a cause d’une mauvaise note, il est ici a titre informatif, non pas pour tout le monde (qui s’en fiche, naturellement) mais pour le professeur qui evidemment réagira au faite que son éducation ai une si mauvaise (ou si bonne) note pour qu’il puisse devenir plus agréable, ou autre. Maintenant, le forum, était une grosse erreur sur un site de notation de professeur. Mais rappeler vous que les professeurs sont noté sur des critères, et non sur une note en général.

        De plus, qui est le plus apte a noter son professeur, l’élève, qui assiste tout les jours a son cours, ou l’inspecteur de l’academie qui ne vient qu’une ou deux fois par an ?

        • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

          8 avril 2008 21:35
          Parce que vouis croyez que les profs vont venir sur ce site ? Vous rêvez ? C’est hilarant…
        • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

          12 avril 2008 20:02
          je précise tout de même qu’un élève de primaire, collège ou même de lycée est encore un mineur,un jeune dont l’éducation, si elle se termine un jour, est loin d’être faite. Les profs sont, parmi d’autres, là pour les y aider. or, éduquer, transmettre des savoirs, c’est contraindre. et qui aime être contraint ? qui l’apprécie tous les jours et à chaque cours ? est-ce donc à un élève de noter (anonymement, ce n’est pas le courage de ses opinions que l’on apprend sur note2be) son professeur ? puisque nombreux sont ceux qui trouvent que c’est une bonne idée et parmi eux, des personnes exerçant des métiers fort différents, je propose de noter le facteur, mon banquier,etc…alors que je ne peux envisager qu’une partie de son travail… tout le monde croit pouvoir donner un avis définitif sur l’école, car tout le monde y est allé. donner un avis, certes mais en faire toujours une loi générale ?
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        7 avril 2008 10:20
        Du moment qu’on travaille dans le public pourquoi se plaindre quand son nom est publié publiquement ? J’ai plus qu’a porter plainte contre l’education nationale qui a affiché mon nom publiquement sur la liste des candidats au BAC en plein Paris. Non mais ou va le monde ?
        • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

          8 avril 2008 21:40

          Parce que, comme tout le monde écrit n’importe quoi, y compris les insultes, la diffamation etc., une personne étant incapable de faire la part des choses, va trouver son adresse par exemple, et à partir de là, je ne vous fais pas de dessin, on peut tout imaginer…

          Tandis que sur une liste de résultats d’examens, je n’ai encore jamais vu de notation, comme « est une grosse faignasse », « xénophobe » ou je ne sais quelle autre absurdité…

          Et puis est-ce quelqu’un va venir vous ennuyer parce que vous êtes reçu ?

          Je rêve.. Mais dans quel monde vivez-vous ? Il y a des lois, il faut les respecter…

  • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

    12 avril 2008 10:24
    Non pas d’accord, moi même élève nous avons un droit limiter, certes mais la liberté d’expression doit etre reconnue, donc je pense que ce site doit continuer !
    • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

      23 mai 2008 09:57
      Entiairement d’accord ! La libertée d’expression doit aitre reccone. Les profs ne nous la donne pas en classe jamais il veule nous laissé parler. Moi par exemple j’ai jamais la droite de parler en classe. C’est injuste. La prof me dit de me taire tout le tant parce que je fais rire les autres. C’est pas ma faute si les autres sont bêtes ! JE trouve que le site permer de s’exprimer, alros qu’en classe il faut toujors se taire. C’est pas jsute.
      • TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE de Paris, Ordonnance de référé, 3 mars 2008

        4 juin 2008 09:13

        Moi je donnerai une mauvaise note à tes profs, c’est horrible…

        Et vraiment quel dommage de ne pas te laisser la parole, ils ratent vraiment quelque chose là !!!