![]() |
![]() |
|
|
|
L’ICANN a annoncé le 26 mars 2003 que les noms de domaine seront disponibles, dans les prochaines semaines, dans les langues autres que l’anglais. Cette annonce conclut des recherches menées depuis plusieurs années.
Taper un nom de domaine en intégrant des accents ou des caractères spéciaux comme ceux de la langue allemande, arabe ou même japonaise, va prochainement devenir une réalité. L’ICANN, organisme gestionnaire des noms de domaine internet, a approuvé le 27 mars 2003 les nouveaux standards techniques permettant aux différents ordinateurs de reconnaître les spécificités des diverses langues.
Ce nouveau système, appelé Internationalized Domain Name (IDN), se fonde sur les travaux engagé par l’Internet Engineering Task Force (IETF) relatifs aux méthodes de prise en compte, sans problèmes majeurs, de tous les caractères autres que les 26 lettres non accentuées, les 10 chiffres et le trait d’union. Dans le cadre de ces tests, les premiers noms de domaine en caractères non romans avaient commencé à circuler.
Néanmoins ce passage ne serait pas complet immédiatement. D’une part, la vitesse de prise en compte dépendra du déploiement par les techniciens des solutions intégrant les divers alphabets aux serveurs. Le japonais, le chinois et le coréen serait ainsi les langues dont l’adaptation est la plus avancée. D’autre part, les extensions (.com, .net, .org, .biz, etc…) resteraient dans un premier temps en langue anglaise.
Au final, cette extension du champ des noms de domaine risque également d’entraîner d’importants contentieux. Ainsi une société française mondialement reconnue sera-t-elle en droit d’interdire l’utilisation de ses marques en coréen ou en arabe ? La concurrence déloyale, utilisée dans certaines affaires pour sanctionner l’utilisation du nom d’une société concurrente dans son propre nom de domaine, pourra-t-elle toujours servir de fondement dans un univers international ? De nombreuses questions qui offriront de nouvelles pistes d’exploration aux juristes.