Après le gouvernement, la justice réagit à la menace que représentent certains groupuscules d’extrême droite comme Unité Radicale.
Par une ordonnance de référé [1] du 8 août 2002, le juge a fait droit à la demande de deux associations d’interdire, sous astreinte de 5000 euros par infractions constatées, la poursuite de l’exploitation du site internet du mouvement extrémiste, « union-radicale.com ».
Le magistrat a estimé que « l’examen des éléments incriminés, dont l’aspect méprisable et odieux a été parfaitement souligné par le ministère public, révèle qu’ils sont constitutifs d’un trouble manifestement illicite en raison de leur caractère à l’évidence antisémite, dont la portée ne se trouve en rien diminuée par la technique de maquillage et d’amalgame dont il a été fait usage, pas exclusivement d’ailleurs par couardise, un tel procédé n’étant en effet pas étranger à certaines formes de propagande liées à la barbarie nazie ».
Le juge a par ailleurs ordonné à l’hébergeur du site, la société Online, d’en empêcher « promptement » l’accès.
Un nouveau contentieux semble toutefois se profiler puisque le site d’Unité Radicale renvoie désormais à une page web accessible par une adresse différente, « dissolution-ur.com ». Les contenus incriminés ont pour l’heure disparus. Mais les associations l’Union des étudiants juifs de France et J’accuse ont exprimé leur intention d’introduire une autre action en justice.
[1] juriscom.net->http://www.juriscom.net/




