Accusée d’avoir autorisé la vente aux enchères de copies illégales d’un film documentaire, la société américaine eBay a bénéficié des limitations de responsabilité accordées par le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) aux fournisseurs de services internet.
Si les liens hypertextes constituent la structure même de la Toile, leur tissage peut provoquer de nouveaux conflits ou infractions dans le cyberespace. Ils sont susceptibles de contrevenir aux droits de propriété intellectuelle du propriétaire du site lié lorsqu’ils sont utilisés à des fins d’appropriation de contenus, comme de contribuer à porter préjudice à l’ordre public s’ils renvoient l’utilisateur vers des sites illicites.
Dans une décision rendue le 26 août 2002, la Cour fédérale de l’Etat de New York a décidé que l’opérateur de télécommunications britannique, British Telecom, ne disposait d’aucun droit de propriété sur la technologie des liens hypertextes.
Le sujet des liens hypertextes figurait parmi les plus débattus au sein du premier forum de discussion ouvert du 31 mai au 20 juillet 2001 « Ouvrons le débat ». Le Forum des droits sur l’internet s’en est saisi en constituant, le 9 octobre 2001, un groupe de travail destiné à déterminer les circonstances dans lesquelles l’usage d’un lien hypertexte peut porter atteinte aux droits des personnes, à l’ordre public et engager la responsabilité de son auteur.
La Cour fédérale de White Plains, dans l’Etat de New York, a entendu le 11 février 2002 les premiers arguments relatifs au litige opposant le prestataire américain Prodigy à la société British Telecom. Cette dernière revendique l’existence d’un brevet lui conférant un droit de propriété industrielle sur les liens hypertextes.
La Commission européenne a dévoilé, mercredi 20 février 2002, sa proposition de directive concernant la brevetabilité des inventions mises en œuvre par ordinateur. Ce nouveau texte vise à assurer un équilibre entre « incitation à investir » et « libre concurrence ».
Les arguments présentés par British Telecom dans sa quête à la paternité du lien hypertexte n’ont pas encore convaincu la Cour fédérale de l’Etat de New York.
Une récente décision d’une Cour de district américaine clarifie la responsabilité des fournisseurs de services internet aux Etats-Unis. Ces derniers n’auraient pas à répondre des contenus contrefaisants disponibles à travers leurs services.
Le 6 février 2002, la Cour d’appel du 9ème Circuit (San Francisco) aux Etats-Unis a condamné un moteur de recherche pour avoir représenté des images sur son site en utilisant des techniques d’inclusion par liens hypertextes : l’« in-line linking » et le « framing ».
Quelques jours après que la Cour d’appel du 9ème district des Etats-Unis eu confirmé la fermeture de Napster, une cour néerlandaise autorise KaZaA à poursuivre la distribution de son logiciel d’échange de fichiers musicaux et vidéos sur l’internet.
Un magistrat californien s’est reconnu compétent pour juger de la légalité du réseau d’échange de fichiers mis en place grâce au logiciel australien « Kazaa ». A cette fin, le juge relève que le logiciel a été téléchargé et est utilisé par des millions de californiens.
La « Danish Newspaper Publisher’s Association », une association danoise d’éditeurs de presse, a assigné en justice une entreprise spécialisée dans la diffusion de lettres d’informations personnalisées. L’association lui reproche d’intégrer dans ses lettres, au mépris notamment de la réglementation sur les bases de données, des liens vers des articles publiés sur des sites de quotidiens en ligne.
Un juge américain a ordonné à la société Cybernet Ventures, l’opérateur du plus grand service de vérification de sites internet pour adulte (Adult Check), de prendre des mesures restrictives à l’égard des milliers de sites qui y sont affiliés et auxquels il donne accès pour assurer la protection des droits d’auteur du magazine Perfect 10.
Le Tribunal de grande instance de Paris a condamné le créateur d’un site à payer 15 000 € de dommages et intérêts à l’Agence France Presse (AFP) et à ses journalistes pour la reproduction de leurs photographies.
Le Front National, le Comité Le Pen Président et M. Le Pen lui-même ont été condamnés, en référé, à retirer immédiatement de leurs sites les clichés protégés de l’Agence France Presse (AFP) et de verser à celle-ci, à titre de provision, une somme de 10 000 €.
Dans un jugement du 1er mai 2002, la Cour fédérale d’Ottawa (Ontario) a décidé que l’activité de « caching » des fournisseurs d’accès, consistant à stocker temporairement des données sur leurs serveurs, violait le droit exclusif de l’auteur ou du compositeur de communiquer une œuvre musicale au public.
Dans un arrêt rendu le 11 avril 2002, la Cour d’appel de Versailles a estimé qu’une société exploitante d’une base de données ne pouvait interdire l’extraction ou la réutilisation par une entreprise concurrente d’une partie de son contenu dès lors que celui-ci était accessible librement par le public et que les extractions ne pouvaient être qualifiées de substantielles.
Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu le 31 mai 2002 une ordonnance sur requête à l’encontre de la société Gandi suite à une procédure engagée par la Chambre syndicale des éditeurs de musique dans le but de faire suspendre l’accès à un site offrant fichiers musicaux, textes et partitions sans autorisation des ayants droit.
Une cour de première instance de Copenhague a prononcé, le vendredi 5 juillet 2002, une injonction contre la société Newsbooster pour lui interdire d’effectuer des liens hypertextes vers les articles de plusieurs quotidiens en ligne.
La Commission « Brun-Buisson » a voté le 4 juillet 2002 les montants concernant la rémunération pour copie privée applicables aux disques durs intégrés à des appareils d’enregistrement numérique (baladeurs, chaînes stéréo, magnétoscopes numériques, etc…).
Le Tribunal de grande instance de Paris a récemment rappelé à l’ordre plusieurs sites de radios qui diffusaient des extraits musicaux dans leurs différentes rubriques en indiquant que l’autorisation des producteurs pour toute forme d’exploitation, y compris sur le web, est obligatoire quelque soit la durée de l’extrait musical concerné.
Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu une ordonnance de référé le 8 juillet 2002 pour enjoindre l’association Greenpeace de cesser l’utilisation de marques détournées de la compagnie pétrolière Esso à l’appui de sa campagne « Stop Esso ». Une décision qui fait écho à la célèbre affaire « jeboycottedanone »…
Le propriétaire de la marque Unix a obtenu le transfert du nom de domaine « unix.org » devant l’OMPI. Une décision qui sera bientôt suivie par celles concernant les domaines « unix.com » et « unix.net »
Plusieurs décisions récentes rendues par le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI autour du « .biz » relancent la question des noms de domaines génériques. Dans des cas pourtant similaires, les décisions sont variables.
La société américaine Gator a été condamnée à cesser temporairement la diffusion de publicités non autorisées qui surviennent lors de la consultation de sites de presse renommés. Une prise de position judiciaire qui, si elle est confirmée sur le fond, mettra un frein au développement des espiogiciels publicitaires.
NTT DoCoMo a échoué dans sa tentative de récupération du nom de domaine « imode.biz » devant l’OMPI. La décision a relevé que la plainte ne remplissait pas les critères de la procédure et constituait un cas de Reverse Domain Name Highjacking.
Le Centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI a rejeté la demande de transfert d’« unix.com » au profit d’X/Open, propriétaire des marques Unix. Une décision surprenante au regard des deux précédents transferts ordonnés pour les noms « unix.net » et « unix.org ».
Ce document fait état des premières réflexions qui ont été menées par le groupe de travail « Liens hypertextes ». Il se concentre sur la problématique relative à l’obtention d’une autorisation pour l’établissement d’un ou plusieurs liens hypertextes au regard de la propriété littéraire et artistique.
Dans un litige opposant l’association Greenpeace et le géant français du nucléaire Areva, le Tribunal de grande instance de Paris a rendu, le 2 août 2002, une ordonnance de référé qui permet à l’association de maintenir sur son site internet le logo parodié de l’industriel.
La Cour d’appel du 9e Circuit de San Francisco se penche depuis le début du mois d’août sur la question de la responsabilité d’une société américaine gérante de noms de domaine, VeriSign, pour avoir improprement transféré le nom « sex.com » sur la base d’un document falsifié.
Dans un rapport préliminaire rendu public le 19 août 2002, l’organisme international de régulation de la gestion des noms de domaine, l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) a présélectionné l’association Internet Society (ISOC) pour assumer l’administration des noms de domaine en « .org ».
NewsClub, un moteur de recherche spécialisé dans le référencement d’actualités est accusé par le quotidien Mainpost, de violer la loi allemande sur les droits d’auteur en établissant des liens profonds vers les articles de son site internet. Un contentieux connu des tribunaux allemands et qui suscite un vif débat.
Le moteur de recherche américain mp3board.com et les principaux éditeurs de musique se dirigent vers un procès très attendu au terme de plus de deux années d’échanges et de procédures. Au centre de cette affaire : la licéité des liens hypertextes pointant vers des contenus contrefaisants.
L’anonymat des internautes pratiquant l’échange de fichiers peer-to-peer est menacé par la RIAA. L’industrie américaine du disque tente en effet de mettre en œuvre une disposition controversée du DMCA, que certaines associations considèrent comme contraire à la liberté d’expression et au droit à l’anonymat protégés par la constitution américaine.
Les internautes chinois sont depuis quelques jours privés d’accès aux moteurs de recherche américains Google et Altavista. En dépit du manque d’informations officielles, il semble que les restrictions d’accès aient été ordonnées par le gouvernement de Pékin qui souhaiterait réduire l’accès aux opinions dissidentes à l’approche du congrès du parti communiste cet automne.
La société américaine Neustar sollicite les internautes et les acteurs du web afin de faciliter le développement du sous-domaine destiné aux enfants, le « .kids.us ». Un code de bonne conduite devrait donc s’ajouter aux règles traditionnelles de la protection de l’enfance dans la communication.
L’auteur d’un logiciel permettant de tricher à un jeu de cartes en ligne a été condamné en référé à cesser ses pratiques contrefaisantes et parasitaires. Le juge tient compte néanmoins des pratiques de « triche » répandues « dans le monde de l’internet » pour réduire le montant de l’indemnisation provisionnelle accordée à la partie demanderesse.
Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique vient de rendre public une étude réalisée par Philippe Chantepie sur la lutte contre la contrefaçon des droits de propriété littéraire et artistique dans l’environnement numérique. Le rapport propose notamment de modifier le dispositif légal actuel et d’améliorer les procédures et les moyens offerts aux diverses autorités.
D’après une étude réalisée par deux chercheurs du Centre Berkman pour l’internet et la société de l’Université américaine d’Harvard, le moteur de recherche Google aurait spontanément filtré 113 sites. Ces derniers ne pouvant plus être atteints au travers de Google.fr et Google.de.
La chanteuse Patricia Kaas vient d’obtenir de l’OMPI la rétrocession du nom de domaine patriciakaas.com, exploité par une société du Belize. La page renvoyait vers de nombreux sites pornographiques, constituant ainsi la preuve de la mauvaise foi du déposant.
Un groupement danois de lutte contre la contrefaçon en ligne vient de faire parvenir à 150 utilisateurs de réseaux d’échange une facture à payer dont le montant correspond aux droits d’auteur dus sur les fichiers mis en téléchargement. A défaut de paiement, le Anti Pirat Gruppen saisira la justice.
Le Gouvernement américain vient de donner son feu vert au transfert de la gestion des « .org » à l’Internet Society à compter du 1er janvier. Cette décision entérine le choix réalisé par l’ICANN au mois d’août parmi les 11 candidats qui s’étaient présentés.
Le Centre français d’exploitation du droit de la copie (CFC) a annoncé le 16 décembre avoir signé plusieurs accords de diffusion sur intranet de panoramas de presse. Cet accord accompagne les nouvelles activités du CFC dans le domaine numérique.
En marge des nombreux débats touchant à l’échange de fichiers musicaux sur internet, un tribunal anglais a condamné le 28 janvier 2003 la chaîne de cybercafés EasyInternet Café pour avoir permis à leurs clients de télécharger et graver sur des cédéroms des fichiers MP3 d’œuvres protégées.
Adoptée le 6 février 2003, cette recommandation résulte du processus de concertation interne au Forum et a été adoptée par le Conseil d’orientation dans sa séance du 4 février 2003.
Adoptée le 3 mars 2003, cette recommandation sur le statut juridique des hyperliens identifie les problèmes soulevés en droit par l’acte même consistant à établir un ou plusieurs liens vers des contenus licites appartenant à des tiers et de définir un cadre juridique susceptible d’en permettre l’exercice. Plus concrètement, il s’agit d’étudier le degré de liberté dont l’acte de lier peut bénéficier suivant les circonstances dans lesquelles il s’inscrit.
Confirmant la position prise par le tribunal de grande instance de Paris le 2 août 2002, la Cour d’appel de Paris a jugé dans deux arrêts du 26 février 2003 que la liberté d’expression permet de reproduire sur un site internet un logo parodié.
L’arrivée récente des liens sponsorisés dans l’offre proposée par les moteurs de recherche francophones, commence à faire apparaître ses limites. Certaines sociétés victimes de concurrence déloyale et de contrefaçon ont saisi la justice.
Un magistrat américain vient de sanctionner une société qui téléchargeait quotidiennement des informations sur un site commercial afin de réaliser un outil de comparaison entre plusieurs compagnies aériennes.
La Chambre des représentants devrait adopter aujourd’hui un amendement tendant à criminaliser l’utilisation par des sites pornographiques de noms de domaine trompeurs. Les responsables pourraient ainsi être condamnés à 4 ans d’emprisonnement.
L’ICANN a annoncé le 26 mars 2003 que les noms de domaine seront disponibles, dans les prochaines semaines, dans les langues autres que l’anglais. Cette annonce conclut des recherches menées depuis plusieurs années.
Deux juridictions fédérales américaines ont statué récemment sur l’avenir des réseaux peer-to-peer, l’une autorisant le fonctionnement de deux réseaux d’échange de fichiers, l’autre imposant à un fournisseur d’accès de communiquer les coordonnées d’un de ses abonnés échangeant de nombreux fichiers.
Confirmant la position adoptée dans les affaires Greenpeace, la Cour d’appel de Paris a rejeté les plaintes déposées par le Groupe Danone à la suite de l’ouverture de site contestant les plans de licenciement. Le juge met de nouveau en avant le principe de la liberté d’expression.
Le Forum des droits sur l’internet a organisé du 6 janvier au 30 mai 2003 un forum de discussion, en collaboration avec la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), sur le thème des réseaux peer-to-peer.
La Cour d’appel du 9ème Circuit (San Francisco) aux Etats-Unis a décidé de revenir sur sa position adoptée voici plus d’un an en matière de représentation d’images par un moteur de recherche au travers de techniques d’inclusion par liens hypertextes.
Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique a rendu le 26 juin 2003 un avis relatif à la question de la conciliation entre la protection des droits de propriété littéraire et artistique et le respect des libertés individuelles. Ce texte recommande notamment de renforcer les mesures de lutte contre l’échange de fichiers musicaux illicites.
La Cour fédérale allemande vient de légaliser la technique consistant pour un moteur de recherche à opérer le référencement d’articles de presse. Cette décision renverse la jurisprudence adoptée depuis plusieurs années par les juridictions inférieures d’outre-Rhin.
Pop-ups, échanges de fichiers protégés et courriers électroniques sont notamment les thèmes qui ont retenu l’attention de l’équipe du Forum des droits sur l’internet au cours de la semaine qui vient de s’écouler.
La Cour d’appel du 9e Circuit de San Francisco vient de statuer sur la question de la responsabilité d’une société américaine gérante de noms de domaine, VeriSign, pour avoir improprement transféré le nom « sex.com » sur la base d’un document falsifié.
L’OCDE vient de publier un rapport relatif à l’importance d’avoir des données Whois exactes et disponibles pour assurer une protection efficace du consommateur. L’organisation demande à cette fin des modifications permettant d’assurer une fiabilité à ces données.
La société américaine de commerce électronique a décidé de déposer des plaintes à l’encontre des sociétés de marketing direct qui utilisent de fausses adresses de courriel d’Amazon pour envoyer des publicités.
Le Conseil stratégique des technologies de l’information a publié le 3 juillet un rapport relatif aux mesures de protections techniques contre le piratage. L’organisme invite à ne pas imposer des mesures de protection qui auraient pour conséquence de transformer en profondeur le fonctionnement de l’internet.
Gestionnaire des noms de domaine en .com et en .net, la société américaine Verisign a pris de court tous les acteurs de l’internet en décidant de mettre en place un système de redirection des internautes vers son propre moteur de recherche. Les premières plaintes ont été déposées.
Suite à une enquête et des interpellations menées dans différentes régions françaises, deux personnes ont été mises en examen pour avoir téléchargé des œuvres protégées par le droit d’auteur. Il s’agit de la première opération en France visant, non plus les organisateurs, mais les utilisateurs de ces réseaux.
Le Ministre de la culture et de la communication a présenté en Conseil des ministres le 12 novembre 2003, un projet de loi relatif au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information. Ce texte souhaite opérer la transposition de la directive du 22 mai 2001.
Dans le cadre du projet de loi relatif au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information, un nouveau régime du dépôt légal devrait être institué, visant les contenus disponibles sur la toile mondiale.
La Commission canadienne du droit d’auteur a publié récemment une décision concernant le tarif des redevances à percevoir au titre de la copie pour usage privé. Elle prend position sur le statut juridique du téléchargement de fichiers musicaux.
L’utilisation de plus en plus importante des réseaux d’échange de fichiers de pair-à-pair (P2P) depuis 1999 constitue un phénomène majeur de l’internet. Ces réseaux facilitent considérablement la mise en commun et le partage de ressources numérisées de toute nature (fichiers textes, audio, vidéo et logiciels) entre plusieurs individus sans transiter par un serveur central. Leur accessibilité par le grand public et leur utilisation à des fins d’échange d’œuvres photographiques, musicales et cinématographiques contrefaites présente une menace importante pour les auteurs, les artistes et l’industrie culturelle.
Le Sénat a adopté le 8 avril au soir en deuxième lecture le projet de loi pour la confiance dans l’économie numérique. Traitant de nombreux aspects de l’internet, ce texte fondateur souhaite devenir la loi de l’internet.
Le Tribunal de grande instance de Paris a validé, le 30 avril 2004, la présence d’une mesure technique de protection sur un DVD en limitant les possibilités de copie.
Le Forum des droits sur l’internet publie un dossier décrivant le nouveau cadre juridique pour l’internet fixé par la loi pour la confiance dans l’économie numérique qui a été validée par le Conseil constitutionnel le 10 juin 2004.
Dans une décision du 30 juin 2004, la Cour suprême du Canada a décidé que l’activité de « caching » des fournisseurs d’accès, consistant à stocker temporairement des données sur leurs serveurs, ne viole pas le droit exclusif de l’auteur ou du compositeur de communiquer une œuvre musicale au public.
Le Conseil économique et social a adopté le 23 juin 2004 un rapport et un projet d’avis sur « Les droits d’auteur ». Diverses mesures sont proposées pour adapter le droit d’auteur à l’ère du numérique, dont certaines dénotent particulièrement du discours ambiant comme l’assimilation des téléchargements à des copies privées
Dans sa décision du 19 août 2004, la Cour d’appel de Los Angeles a confirmé la décision de la Cour du district central de Californie d’avril 2003 qui s’était prononcée en faveur de la légalité des systèmes d’échange de fichiers sur l’internet (logiciels de peer-to-peer)
Depuis le début de l’année, le vieux continent, et notamment la France, rejoint les Etats-Unis dans la lutte contre le piratage d’œuvres protégées sur l’internet. Si des deux côtés de l’Atlantique le volet répressif n’apparaît pas comme une fin en soi, il reste pour l’heure, aux yeux des ayants droit, un moyen de pression et de sensibilisation incontournable des internautes adeptes du téléchargement gratuit.
Le Forum des droits sur l’internet publie sur son site www.defis-p2p.org les actes du colloque « Les réponses aux défis du P2P » qu’il avait organisé au Sénat en septembre dernier
La plus haute juridiction des États-Unis d’Amérique a rendu le 27 juin 2005 une décision d’importance sur la question des échanges pair à pair. Sans condamner en tant que telle la technique même des échanges pair à pair la Cour a retenu la possible responsabilité de deux distributeurs de logiciels de peer to peer.
Les noms de domaine européens seront prochainement disponibles à la réservation. Ils seront accessibles aux entreprises et administrations dès 2005, puis aux particuliers en 2006.
Le Forum des droits sur l’internet publie le dossier « Comprendre le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information ».
Dans un jugement du 7 février 2006, le Tribunal de Grande Instance de Nice a considéré qu’un moteur de recherche proposant un service de référencement à des sociétés n’a pas l’obligation de contrôler a priori le respect des droits des tiers par ses clients. Une procédure de contrôle et d’alerte mise en place par le moteur de recherche lui permettant de faire cesser rapidement les atteintes à des droits de tiers lui apparaît suffisant.
Par une décision des plus attendues, la cour de cassation, le 28 février 2006, vient de se prononcer sur la légalité de la mise en place d’un dispositif technique dont la fonctionnalité vise à interdire à l’acquéreur du support DVD d’une œuvre cinématographique de réaliser une copie de celle-ci.
Le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information a été examiné par les députés au cours des séances les 20-22 décembre 2005, 7-9 mars et 14-16 mars 2006. Le texte proposé au vote solennel et adopté le 21 mars par l’Assemblée nationale est sensiblement différent de celui qui avait été présenté et examiné partiellement en décembre 2005.
Le Tribunal de grande instance de Versailles a autorisé un registre français à maintenir le blocage de plusieurs noms de domaine litigieux et à bloquer les noms de domaine déposés à l’avenir sous réserve du respect de certaines conditions.
La décision rendue par la cour de cassation du 30 mai 2006 précise les critères que doit mettre en œuvre le juge pour apprécier la légalité de l’exception de copie privée.
En 5 ans, le marché des jeux vidéo a véritablement explosé, représentant au niveau mondial un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de dollars. En France, ce secteur est également en forte croissance, atteignant 1,62 milliard d’euros. Le premier produit culturel du 1er semestre 2005 en France était ainsi le jeu Gran Turismo 4, devant la vidéo de Shrek 2. La France compte 3 des 10 premiers éditeurs mondiaux : Atari, Ubisoft, Vivendi Universal Games. 28 % des français jouent à des jeux vidéo, dont un quart en ligne.
Diverses fraudes terminant en « ing » se sont développées sur internet. Le Forum des droits sur l’internet s’est intéressé à quelques-unes d’entre elles.
Le premier décret d’application de la loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information est paru au journal officiel du 30 décembre 2006.
Le décret relatif à l’attribution et à la gestion des noms de domaine de l’internet et modifiant le Code des postes et des communications électroniques a été publié au Journal Officiel du 8 février 2007.
L’affaire qui oppose, depuis maintenant un an et demi, la société Rue du commerce à plusieurs de ses homologues étrangers donne lieu à une nouvelle décision qui vient préciser les modalités d’information des consommateurs français sur l’assujetissement à la rémunération pour copie privée des produits achetés hors de France.
Après avoir fait une entrée remarquée dans le Code de la propriété intellectuelle en août 2006, les mesures techniques de protection poursuivent leur cheminement en jurisprudence. Le 4 avril dernier, la 4e chambre, section A, de la Cour d’appel de Paris a rendu un arrêt important après renvoi de la Cour de cassation dans l’affaire Mulholland Drive.
Le Conseil d’État, dans un arrêt récent en date du 23 mai 2007, a annulé quatre décisions de la Commission nationale Informatique et Libertés (CNIL) du 18 octobre 2005 qui refusaient à plusieurs sociétés de gestion collective de droits d’auteurs (la SACEM, la SDRM, la SCPP, et la SPPF) la possibilité de procéder à un traitement portant sur les données relatives aux infractions des internautes utilisant les réseaux P2P[1] pour télécharger des œuvres protégées sans l’accord des titulaires des droits.
Plusieurs maisons de disques ont déposé le 3 avril 2003 une plainte à l’encontre de quatre étudiants américains. Elles les accusent d’avoir constituer des réseaux d’échanges de fichiers musicaux sur les serveurs de 3 universités.
Après sa défaite devant un tribunal anglais le 28 janvier 2003, la chaîne de cybercafés EasyInternet Café a décidé de transiger avec l’industrie phonographique britannique. Elle s’est ainsi engagée à lui verser 210.000 £ de dommages et intérêts.
Une cour d’appel américaine vient de juger que l’utilisation d’une marque pour dénommer le répertoire d’un site n’est pas constitutive d’un acte de contrefaçon. Il s’agit de la première décision tranchant cette question.
Dans une décision rendue à la fin du mois de mars 2003, un juge américain a eu à apprécier si le fait qu’un lien hypertexte pointant vers un site pornographique et figurant sur un site où était présente, en toute légalité, une marque portait atteinte à celle-ci.
Dans le cadre du projet de loi relatif à la protection des données personnelles, les sénateurs ont autorisé les personnes morales de droit privé à procéder à des traitements de données relatifs aux infractions et condamnations. Une première application pourrait viser les utilisateurs des réseaux peer-to-peer.
Un juge d’instruction espagnol a récemment rejeté la plainte déposée à l’encontre du responsable d’un site qui réalisait des liens vers des pages permettant de détourner les signaux de télévision. Il s’agit de la première décision de ce type.
Vous avez créé un site internet ou un blog (journal intime) ; vous surfez sur un site, un blog ou un forum de discussion et souhaitez y publier des photographies représentant des biens (voiture, maison, intérieur d’appartement…) d’une personne. Vous aimeriez savoir si vous pouvez le faire en toute liberté ou si des limites existent en la matière.
Vous avez créé un site internet ou un blog (journal intime) ; vous surfez sur un site, un blog ou un forum de discussion et souhaitez y publier des photographies représentant des biens (voiture, maison, intérieur d’appartement…) d’une personne. Vous aimeriez savoir si vous pouvez le faire en toute liberté ou si des limites existent en la matière.
Vous avez créé un site internet ou un blog (journal intime) ; vous surfez sur un site, un blog ou un forum de discussion et souhaitez y publier des photographies représentant des biens (voiture, maison, intérieur d’appartement…) d’une personne. Vous aimeriez savoir si vous pouvez le faire en toute liberté ou si des limites existent en la matière.
Dans le cas où vous êtes l’auteur et l’interprète de la musique, vous pouvez diffuser librement vos oeuvres musicales sur le net sous réserve d’être resté le titulaire des droits.
Certains logiciels de Peer to Peer obligent à partager les fichiers téléchargés. Ils ne permettent pas d’effectuer des téléchargements descendants sans mise à disposition de fichiers.
Quand bien même vos œuvres (créations graphiques ou sonores, photos, articles etc…) sont protégées du simple fait de leur création et de leur originalité, vous pourrez être amené à devoir prouver, en cas de conflit, que vous en êtes bien l’auteur et que vous les avez bien créées à une date déterminée.
Les photographies et illustrations disponibles sur support papier, sur CD Rom ou sur l’internet sont des œuvres protégées par le droit d’auteur du seul fait de leur originalité, c’est-à-dire lorsqu’elles témoignent d’une certaine créativité intellectuelle.
Votre enfant a la possibilité de copier un CD ou un DVD sur le disque dur de son ordinateur ou sur un autre support. L’utilisation de ces copies doit être limitée à son usage strictement personnel. Il peut également réaliser des compilations de ses propres créations et les communiquer à ses amis.
Afin d’attirer le maximum de visiteurs sur leur site web, il est tentant pour des internautes d’enregistrer un nom de domaine reproduisant le nom d’une commune, d’une région ou d’un département.
Dans la plupart des cas, tu n’as pas le droit de copier de la musique, des films, des séries TV ou des jeux vidéo pour ensuite les revendre ou même les donner à tes amis, même si tu les as toi-même achetés.
L’adoption de la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) a donné lieu à des débats passionnés et à des changements jusqu’au dernier moment.
L’interopérabilité est la capacité qu’ont deux ou plusieurs systèmes informatiques à dialoguer ensemble. Dans certains cas, les dispositifs tels que les baladeurs numériques ne peuvent pas lire ou accéder à des fichiers qui sont écrits dans des formats particuliers ou sont protégés par des mesures techniques.
L’adoption de la loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) a donné lieu à des débats passionnés et à des changements jusqu’au dernier moment.
L’interopérabilité est la capacité qu’ont deux ou plusieurs systèmes informatiques à dialoguer ensemble. Dans certains cas, les dispositifs tels que les baladeurs numériques ne peuvent pas lire ou accéder à des fichiers qui sont écrits dans des formats particuliers ou sont protégés par des mesures techniques.
L’interopérabilité est la capacité qu’ont deux ou plusieurs systèmes informatiques à dialoguer ensemble. Dans certains cas, les dispositifs tels que les baladeurs numériques ne peuvent pas lire ou accéder à des fichiers qui sont écrits dans des formats particuliers ou sont protégés par des mesures techniques. Les consommateurs se trouvent ainsi dans l’impossibilité d’accéder à ces oeuvres dont les fichiers ont été acquis légalement car leurs matériels ne permettent pas de lire ces formats.
Un CD ou un DVD peut faire l’objet de mesures techniques de protection vous empêchant d’en effectuer une copie. Il ne vous est pour autant pas permis de faire sauter cette protection.
Un CD ou un DVD peut faire l’objet de mesures techniques de protection vous empêchant d’en effectuer une copie. Il ne vous est pour autant pas permis de faire sauter cette protection.
Vous êtes un particulier français et vous souhaitez ou avez acheté des CD, DVD… vierges par le biais de sites de commerce en ligne. Vous voulez savoir si ces achats entrent dans le champ de la rémunération pour copie privée.
Vous êtes un particulier français et vous souhaitez ou avez acheté des CD, DVD… vierges par le biais de sites de commerce en ligne. Vous voulez savoir si ces achats entrent dans le champ de la rémunération pour copie privée.
L’établissement de liens hypertextes à partir d’un site personnel vers d’autres sites est a priori libre. Cela signifie que vous n’avez pas besoin de demander une autorisation à chacun des webmestres des sites que vous désirez lier.
Afin d’améliorer le référencement de votre site internet par les moteurs de recherche, vous pouvez être tenté d’utiliser certains mots clés dans les balises META, c’est-à-dire, dans la partie du code source de votre site spécifiquement prise en compte par les moteurs de recherche.
La ministre de la Culture et de la Communication, Madame Christine Albanel, a confié à Monsieur Denis Olivennes une mission sur la lutte contre le téléchargement illicite et le développement des offres légales d’œuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques.
Faisant suite à la directive communautaire 2004/48/CE relative au respect des droits de propriété intellectuelle, la loi qui vise à harmoniser les procédures civiles applicables à la propriété intellectuelle a été adoptée le 29 octobre et publiée au journal du 30 octobre.
Dans un jeu vidéo en ligne, le joueur développe, la plupart du temps, un personnage et a souvent le sentiment que celui-ci lui appartient. Le joueur a-t-il des droits sur son avatar ?
Le ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi a ouvert le 25 avril une consultation publique sur les domaines correspondant au territoire national : .fr et d’outre-mer.
Ce lancement par Luc Chatel, secrétaire d’État en charge de l’Industrie et de la Consommation, Porte-parole du Gouvernement, fait suite à la consultation publique d’avril 2008 et dont les résultats avaient été publiés en octobre 2008.
Dans un arrêt du 5 mars 2009, la Première chambre civile de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé sur le fondement de l’article L. 341-1 du Code de la Propriété intellectuelle.
L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a publié le 16 mars son bilan de l’année 2008, qui fait état d’un nombre record de cas de cybersquat sur les noms de domaine, et révèle les détails d’une nouvelle procédure de saisine entièrement électronique.
Dans un arrêt du 9 juin 2009, la Cour de cassation a considéré que le décret du 6 février 2007 relatif à l’attribution et à la gestion des noms de domaine de l’internet et modifiant le Code des postes et des communications électroniques ne peut s’appliquer aux enregistrements de noms de domaine en .fr effectués avant son entrée en vigueur.
Deux ans après la loi n° 2007-1544 du 29 octobre 2007 de lutte contre la contrefaçon, le Sénat va effectuer le bilan de l’application de la loi tout en élargissant le spectre des questionnements.
HADOPI, vous en avez entendu parler dans les médias, au détour d’une discussion entre copains, même vos enfants vous en ont parlé. Derrière ce nom de code se cache un nouveau dispositif législatif. Pour vous aider à comprendre le nouveau droit, le Forum vous propose de répondre aux questions essentielles avant que la loi ne soit mise en œuvre.
À partir du 10 décembre 2009, il est possible de déposer des noms de domaine .eu internationalisés (IDNs). Ces noms de domaine contiennent des caractères spéciaux tels que le « é » français, le « ü » allemand.
Un décret n° 2009-1773 du 29 décembre 2009, publié au Journal Officiel du 31 décembre 2009, est relatif à l’organisation de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI). Un décret du 23 décembre, publié au Journal Officiel du 26 décembre 2009, porte, quant à lui, nomination des membres du collège et de la commission de protection des droits de la HADOPI.
L’arrêté du 19 février 2010, publié au Journal Officiel du 2 mars 2010, a désigné l’association française pour le nommage internet en coopération (AFNIC) pour exercer la fonction d’office d’enregistrement des noms de domaine en .fr pour une durée de sept ans.
Le fonctionnement de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et de la protection des droits sur internet (HADOPI) suppose que soient adoptés différents décrets d’application. Parmi ceux-ci, le décret n° 2010-236 du 5 mars 2010 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel autorisé par l’article L. 331-29 du Code la propriété intellectuelle publié au Journal Officiel du 7 mars 2010 prend une position centrale dans la procédure.
Le décret n° 2010-695 du 25 juin 2010 instituant une contravention de négligence caractérisée protégeant la propriété littéraire et artistique sur internet a été publié au Journal Officiel du 26 juin 2010.